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LLM aux USA : Les 7 conseils pour réussir

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LLM aux états unis

Les conseils d’un Élève-avocat diplômé d’Assas et d’un LLM à Berkeley pour partir en LLM aux USA et passer l’examen du barreau de New-York

1. Pourquoi partir ? 

Vous voulez partir pour faire un échange ? Améliorer votre niveau d’anglais ?

Donner un coup de pouce à votre carrière ?

Le LL.M. parfait dépendra de votre réponse à cette question.

 

Se poser cette question est importante, car faire un LLM, c’est s’engager pendant près de deux ans :

Berkeley University
  • Une année pour préparer la candidature, attendre les réponses d’admission, et organiser sa nouvelle vie à l’étranger;

  • Une année scolaire de LL.M.

Il vaut mieux donc être sûr de soi avant de se lancer dans cette procédure.

Avoir le bon état d’esprit, notamment d’un point de vue personnel, permettra de surmonter les obstacles de la procédure LSAC, pour ensuite tirer le maximum de l’expérience LL.M.

 
 

Partir avec l’idée que cette année sera une année de rencontres personnelles et professionnelles, de choc culturel (surtout aux Etats-Unis), et sera surtout une année loin de ses amis et de sa famille, permettra d’appréhender au mieux cette expérience qui peut être une expérience qui change (pour le mieux !) une vie.

2. Avoir une bonne organisation lors de la procédure LSAC

Le LSAC (Law School Admission Council) est un organisme qui sert d’intermédiaire dans l’ensemble des démarches pour postuler à des LLM.

L’ensemble de vos « credentials » (relevés de notes, personal statement, lettres de recommandation, score de TOEFL ou IELTS) seront centralisés sur cette plateforme pour ensuite postuler à chaque LL.M.

La procédure pour envoyer ces documents est très formalisée, et la moindre erreur matérielle entraînera un refus de la part de LSAC de les comptabiliser. Il faudra donc renvoyer les documents, ce qui implique des retards (expérience particulièrement frustrante qui m’est arrivée).

 

C’est aussi via cette plateforme que seront indiquées toutes les deadlines pour postuler aux différentes universités. En effet, chaque université a sa propre deadline et chaque université peut demander des documents supplémentaires (ex : Harvard).

 

Par conséquent, une bonne organisation est absolument nécessaire car chaque élément de la procédure est chronophage.

L’exemple typique est celui du TOEFL (ou IELTS) : délai pour s’inscrire, puis attendre les résultats, et éventuellement devoir le repasser pour avoir un score plus élevé (compter entre un et deux mois supplémentaires).

 

Il est recommandé de commencer les premières formalités dès les vacances d’été afin de ne pas être vite débordé.

3. Le Personal Statement est votre meilleur ami (ou pire ennemi)

Contrairement à ce que l’on peut entendre, le personal statement est complètement différent d’une « lettre de motivation » comme on le conçoit en France, c’est-à-dire un document d’une page, très générique, et grandement similaire d’une personne à l’autre.

Raisonner de la sorte est l’assurance de se voir refuser dans de nombreuses universités, quand bien même le dossier académique serait excellent !

 

Au contraire, le personal statement est un document de plusieurs pages (certaines universités fixent une limite de mots) qui doit être, comme son nom l’indique, personnel.

 

C’est un document qui prend énormément de temps à rédiger, et il m’a fallu à titre d’exemple plus d’un mois et de nombreuses relectures afin d’arriver à ma version « finalisée ».

Il faut ensuite compter de nombreuses heures supplémentaires pour adapter le modèle de base à chaque université.

Le document étant plus long, l’individualisation est d’autant plus importante.

4. Choisir une université qui vous correspond

LLm droit

Chaque université a sa spécificité, tant sur les cours enseignés et leur qualité, que sur la localisation de l’université.

L’ambiance et le rythme de vie sont radicalement différents de la Californie (et même au sein de la Californie de San Francisco à Los Angeles) à New York, de Boston à Chicago.

En fonction des affinités de chacun, que ce soit le droit des nouvelles technologies, le droit des affaires, les droits de l’Homme, ou encore le droit environnemental, une université sera plus adaptée qu’une autre, notamment au niveau de la qualité des cours mais aussi et surtout au niveau du réseau professionnel associé.

 

Par exemple, Berkeley est une université mondialement réputée pour l’excellence de son cursus en nouvelles technologies, propriété intellectuelle et droit de l’environnement 

5. Optimiser son budget

L’année de LL.M. est une année qui représente une charge financière significative.

Le coût ne se limite pas simplement aux frais de scolarité (qui représentent une grande partie du total), mais aussi aux frais de logement, frais annexes de scolarité (frais de passage de barreau, prépa, livres pour les cours à l’université).

Sans compter les frais de vie !

master de droit

Trois moyens permettent de limiter l’impact financier :

  • les bourses accordées par les universités lors des admissions ;

  • les bourses accordées par des organismes tiers (Fulbright, Bourse White & Case …) ; et

  • travailler sur place à mi-temps dans les limites prévues par le visa F1.

A cette prévision de budget s’accompagne aussi les contraintes logistiques de transfert de fond.

 

Petit conseil pratique⤵️ 

En effet, il est difficile de payer dans un autre Etat une somme importante d’un coup, et une préparation au préalable avec sa banque est plus que recommandée pour éviter un stress de dernière minute lorsque la deadline pour payer les frais de scolarité s’approche.

6. Connecter avec le maximum de personnes possibles

Une année de LL.M. c’est quatre sources potentielles afin d’étendre votre toile professionnelle, et de vous assurer, pour l’avenir proche ou futur, de meilleures opportunités professionnelles :

 

  • votre promotion de LL.M. ainsi que le réseau alumni attaché ;

  • vos professeurs et leurs relations ;

  • les autres étudiants américains de la law school et du campus ; et

  • les événements professionnels et de networking organisés.

 
LLm droit

Par ailleurs, dans la culture anglo-saxonne, rencontrer ou discuter avec des professionnels est beaucoup plus facile qu’en France.

Il faut donc profiter de cette année pour rencontrer le maximum de personnes possibles.

 

Petit rappel : 🤞

Il suffit d’une bonne personne pour faire basculer votre avenir professionnel.

7. Passer le barreau de New York (ou tout autre barreau américain)

Cette section ne s’applique que pour les LL.M. aux Etats-Unis.

Le New York Bar est celui qui fait dans la majorité le plus de sens : il ouvre la porte de nombreuses opportunités professionnelles, et est plus facile (le score requis étant moins élevé) que le California Bar.

Passer le New York bar (ou tout autre barreau américain) est dans tous les cas une bonne idée !

 

D’une part, il permet de pouvoir passer l’équivalence du barreau de Paris et ainsi s’éviter le calvaire qu’est le CRFPA.

Cependant, il convient de couper court à une fausse rumeur : en aucun cas l’examen du barreau de New York est « facile ». C’est un examen très difficile qui demande de nombreuses heures de travail.

En ce qui me concerne, j’ai autant travaillé pour le CRFPA que pour le New York Bar.

 

D’autre part, il permet d’ajouter une nouvelle compétence non négligeable à votre CV.

Non seulement votre niveau d’anglais juridique ne fera plus débat, mais en plus de nouvelles opportunités professionnelles à l’étranger s’ouvriront à court ou long terme.

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